Vous voulez être inclus dans ma liste de Mailing?

Le Mouvement Nouvel Elan "MONE" a commencé
avec une grande conférence de presse  et a présenté son plan d'action pour les prochains mois ...


nouveau Ouvrage

XV. TRAVAUX DES ATELIERS

Atelier 1. La libre circulation et la citoyenneté de l'Union

 

Atelier 2. Droits fondamentaux et participation politique

 

 

Atelier 3. la lutte contre les discriminations, l'éducation, la religion et la culture,

présidé par Monsieur Omar El Bacha

 

Introduction aux travaux de l'atelier consacré

à la lutte contre les discriminations,

à l'éducation, à la religion et à la culture,

présidé par Monsieur Omar El Bacha

 

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs

 

La lutte contre les discriminations relève du principe de l'égalité des droits et des traitements. Chaque fois que ce principe est transgressé, la défense de ces acquis démocratiques doit se manifester pour rappeler que tous les citoyens, de quelque origine, ethnie, race ou religion qu'ils soient doivent être protégés dans le cadre que leur confère la législation et l'éthique.

 

La lutte contre le racisme, la xénophobie et l'intolérance est également un élément crucial de la politique d'intégration et d'amélioration des relations intercommunautaires. C'est le principe de base et la pierre angulaire de toute action tendant à ce que les étrangers, résidant légalement dans le pays, fassent partie intégrante de la société d'accueil.

 

Il faut toutefois signaler que l'obsession sécuritaire des pays de résidence, spécialement après les événements du 11 septembre, tend à compliquer cette tâche et à rendre possible toutes sortes d'incivilités comportementales et d'attitudes amorales. Elle a même permis l'instauration de politiques à caractère ouvertement xénophobe. Le délit de faciès en est une manifestation primaire, les partis populistes une concrétisation structurelle.

 

De ce fait, l'actualité de la lutte contre le terrorisme a tendance à éclipser les efforts fournis par l'Union européenne, ces  deux dernières décennies. Efforts  corrélatifs à la lutte contre les discriminations et concrétisés par la fameuse clause contre les discriminations, introduite dans le Traité de l'union, par le biais de  l'article 13 du Traité d'Amsterdam. 

 

Quand nous abordons le phénomène du racisme, nous avons généralement tendance à tout mettre dans la même définition. Est-ce réellement du racisme que nous voulons traiter ou est-ce de la xénophobie, de l'ethnocentrisme, de l'ostracisme, de la purification ethnique, de l'exclusion territoriale, de l'exclusion culturelle ou de l'exclusion sociale ? Tout cela demande clarification.

 

Le racisme peut donc prendre différents aspects et épouser diverses formes. Il change fondamentalement et de façon extrêmement profonde, comme il évolue de manière réfléchie et souple sous l'impulsion théoricienne. Il progresse de manière diffuse et floue pour souiller la mémoire collective des populations les plus vulnérables.

 

L'action antiraciste se doit, elle aussi, sous peine de devenir obsolète et insignifiante, d'évoluer le plus rapidement possible. Pour ce, nous sommes appelés à oublier les définitions univoques restreintes acceptant que le racisme soit seulement l'expression d'une attitude déterminée.

 

L'action antiraciste doit donc s'inscrire dans cette ligne. Elle doit être dynamique, adaptée et adaptable aux facettes que prend le racisme d'aujourd'hui. Elle doit faire appel à des stratégies innovatrices et ne pas hésiter à utiliser les instruments coercitifs que lui offre la loi. Elle doit également être lue, pensée et réalisée à la lumière du cadre socio-économique, politique et culturel qui déterminent le mal.           

 

La lutte contre les discriminations doit reposer sur l'égalité et non pas l'unité des êtres humains. Elle ne doit pas nier la différence mais plutôt veiller à ce que celle-ci ne constitue pas un alibi à un traitement différentiel.

 

La lutte contre le racisme et la xénophobie, le respect des cultures d'origine, le développement de politiques de promotion de la convivialité et de la tolérance dans une société européenne multiculturelle doivent constituer la base des initiatives législatives, des programmes et des plans d'action des institutions de l'Union européenne.


Le racisme doit être combattu de manière efficace par des programmes d'action définissant les priorités et les échéances. Les institutions européennes et nationales doivent par conséquent lui accorder des ressources financières conséquentes, à la mesure du fléau.

 

En parallèle à notre lutte contre toute forme de discrimination, nous veillerons également à vérifier l'action antiraciste. Nous devons lui éviter les estimations erronées et les dissections banales. Elle doit être rigoureuse, méthodique et multidimensionnelle, à l'image du fléau structuré que représentent les mouvements d'extrême droite.      

 

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs

 

L'éducation, la religion et la culture sont les trois axes principaux sur lesquels repose la spécificité identitaire marocaine.

 

Concernant l'éducation, nous voudrions informer que Le CONGRESS préconise que l'on consacre une attention particulière à l'enseignement parallèle, parent pauvre de la politique éducative européenne. L'enseignement parallèle ou informel est l'enseignement de la langue originelle, pratiqué au sein des institutions associatives, religieuses et culturelles marocaines.

 

Il est dispensé en dehors de tout accord culturel et loin des sphères d'influence des Ministères de tutelle des pays d'accueil et d'origine. Il jouit donc d'une totale indépendance concernant le choix des programmes didactiques pratiqués et des matières enseignées. Cet état de liberté peut toutefois prendre une tournure néfaste dans le modelage et le façonnement des esprits de nos enfants s'il n'est pas bien fourni par le matériel pédagogique adéquat.

 

Par contre, l'enseignement intégré est dispensé dans le cadre légal et défini d'une convention culturelle bilatérale, avec tout ce qu'elle implique comme structure de définition et d'inspection des programmes. Le respect de l'esprit de la convention est devenu une obligation juridique du droit international. En tant que tel, il ne peut être sujet d'inquiétude.        

 

Sur le plan de l'éducation scolaire, nos enfants doivent bénéficier, au sein des pays d'accueil, de structures adéquates capables de les éduquer, les former et les orienter vers des filiales d'avenir et non vers des institutions dont la dévalorisation croissante des diplômes condamne nos pupilles à un avenir mort-né. Nous signalerons également que la fonction de tamis qu'accomplissent certaines institutions éducatives des pays de résidence cadre mal avec les principes les plus élémentaires du droit à l'éducation et au travail.

    

Les établissements scolaires de tous les niveaux de la scolarité obligatoire, accueillant une forte proportion d'élèves d'origine immigrée, devraient bénéficier, prioritairement et de toute urgence, de moyens humains supplémentaires et adéquats (éventuellement constitués par des professionnels qualifiés des mêmes origines que les élèves) afin de valoriser la présence de ces enfants et de leur garantir l'égalité des chances. Les pouvoirs publics devraient mieux informer les parents d'élèves des finalités et des exigences intellectuelles et méthodologiques de la scolarité de leurs enfants, par l'intermédiaire d'un personnel qualifié éventuellement de la même culture.

 

Quant à la religion, elle demeure un sujet permanent d'attention car, en tant que musulmans, de rite Malékite, nous avons nos altérités, nos nuances et nos exigences par rapport à ce qui est prêché dans les mosquées et à ce qui est directement ou indirectement inculqué à nos enfants.

 

Nos traditions ancestrales, basées sur la cohabitation pacifique, la tolérance mutuelle et le respect d'autrui, reviennent de droit à nos enfants qui doivent les perpétuer, et ce, dans le respect de la spécificité Marocaine. C'est sous cette conception que nous voulons revendiquer la reconnaissance de l'Islam, auprès des instances européennes.

 

Il faut noter cependant qu'on dénigre à l'Islam toute, pour ne pas dire la moindre, reconnaissance institutionnelle, bien qu'il soit plus présent que le protestantisme ou le judaïsme qui jouissent d'un tout autre statut.  Il n'est donc pas inutile de rappeler que la liberté des individus et des communautés, à professer et à pratiquer leur religion, est un élément essentiel et fondamental pour la coexistence pacifique, dans une société réputée multiculturelle, multiethnique et multiconfessionnelle. Toute tentative pour la restreindre conduirait inévitablement à d'implacables conflits.

 

La présence religieuse de l'Islam devient de plus en plus importante et pose les conditions d'un dialogue d'égal à égal, avec les autres religions et confessions reconnues. Elle met en épigraphe la revendication de reconnaissance de l'Islam par les autorités du pays d'accueil, à l'instar de ce qui se passe aujourd'hui en France ou en Belgique, en instaurant par voie d'élections démocratiques un chef de culte musulman. Les méthodes procédurières doivent cependant être affinées et assainies de toute interférence politique.

 

Le droit à la culture marocaine est un droit devant normalement également s'étendre aux enfants issus de la communauté marocaine de l'étranger. Nous voudrions que toute distribution du patrimoine culturel marocain soit envisagée de façon démocratique et que nos enfants aient la part qui leur revienne.

 

La déclaration de l'UNESCO, faisant du 21 février une journée internationale de la langue maternelle, est une occasion nouvelle pour faire aboutir notre démarche visant à faire reconnaître par l'Union Européenne notre droit à divulguer le patrimoine linguistique et culturel marocain parmi nos enfants.

 

Par ailleurs les états membres de l'Union doivent à notre avis également réfléchir sur le degré d'importance d'une charte européenne sur le multilinguisme englobant toutes les langues minoritaires sans distinction aucune. Si une telle charte devait être élaborée, elle sauvegarderait les droits linguistiques des enfants de toutes les origines. L’Union  européenne, étant de plus en plus multiculturelle par seconde nature, de telles mesures seront inévitables si l’on veut y maintenir la cohésion sociale.

    

La culture marocaine est une culture multidimensionnelle, multiethnique et multilingue. C'est dans cette optique que LE CONGRESS a interpellé le Maroc pour que le label culturel marocain exporté vers les pays d'accueil soit à l'image de la répartition existante au Pays. Il y a une place pour toutes les composantes culturelles au sein d'un patrimoine uni, fort et cohérent. Il faut préciser toutefois que la langue arabe reste la langue officielle de la religion, de l'administration et de la relation intercommunautaire marocaine. C'est ce concept qui doit être soumis à l'Union Européenne.

 

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs

 

Nos revendications, par rapport à l'Union Européenne, formulées dans notre mémorandum dans le chapitre 10 appelé "la lutte contre les discriminations"; le chapitre 12 intitulé "Sauvegarde des droits linguistiques des migrants et des minorités ethniques" et le chapitre 13 dénommé "L'Islam", doivent être, en ce jour du 12 avril 2003, revues et affinées selon le désir des participants.

 

Sur ce, je vous remercie.

 

 

Rapport sur les travaux de l'atelier consacré

à la lutte contre les discriminations,

à l'éducation, à la religion et à la culture,

présenté par Abdellatif Nassiri, rapporteur

 

 

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

 

Il ressort des interventions des participants à l'atelier no 3, relatif à la lutte contre les discriminations, à l'éducation, à la religion et à la culture, que la lutte contre les discriminations doit englober tous les aspects de la vie politique, économique, sociale, cultuelle et culturelle des migrants. Elle doit pareillement s'étendre à l'éducation et à la formation.

 

Le terme "discrimination positive" a pris une place disproportionnée dans le débat. Il a finalement été rejeté, faute de consensus sur sa teneur.

 

Pour ce qui est de la religion, l'atelier préconise que l'on ne fasse pas d'amalgame entre Islam et terrorisme, que l'on reconnaisse l'Islam en tant que religion européenne devant bénéficier du même statut dont s'en revendiquent le judaïsme et le christianisme. Les participants ont également reproché aux adeptes de l'Islam de ne pas fournir assez d'efforts pour mettre en exergue les vraies valeurs de L'Islam, basées sur la fraternité, le respect et l'amitié entre les peuples.

 

Les intervenants ont cependant mis l'accent sur la séparation qui doit prévaloir entre l'Islam et la politique, conformément au principe de la séparation de l'État et de l'église.

 

Sur le plan du rayonnement de la culture marocaine, il a été recommandé d'investir un peu plus hardiment les espaces culturels européens afin que notre culturel ait un rôle actif au sein de l'Union Européenne. La création d'espaces culturels propres contribuerait à rapprocher les peuples, à atténuer les méfiances et à éviter les chocs.  

 

Concernant le volet formation, il a été recommandé de créer des points de formation et d'information à destination de la population immigrante en générale et marocaine en particulier. Une réévaluation des structures existantes s'avérerait un jalon primordial vers une remise à niveau ou une restructuration des structures inopérantes avaient conclu les participants.

 

 

Abdellatif Nassiri 

 

      

<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.0 Transitional//EN"><DIV align=center>Atelier 4.   DÉVELOPPEMENT & SOLIDARITÉ</DIV> <DIV align=center> </DIV>

COMPTE RENDU

*- Hiérarchisation des priorités et des besoins aux pays en matières de codéveloppement

*- Rapport : Nord ==> Sud & Sud ==> Nord    à relancer

*- L'Appuis au projet ruraux aux Maroc et du tourisme par les habitants.

*- Rapport avec les douanes ( Corruption...)

*- 65 % de la population est analphabète - éducation et scolarité

*- Projet "Bus Santé" d'une association de jeunes de la banlieue nord destiner au sud marocain

*- Relancer les projets de jumelages ( Lions club .....)

*- Historique du violoncelle et formation de violoniste.

Voici toutes les propositions qui on été faites lors de cette réunion concernant le développement et la solidaité.

 

Question : Les non marocains pourront-ils participer ou se présenter en tant que Président ou Trésorier ou Secretaire lors des futurs élections du comité des marocains de France ?

il faut savoir que pendant cette commission la majorité des intervenants n'était pas marocains....

Amicalement,

Association Act-Agir
Hassan El Mouden
 





Sprachenar>fr GoogleKE
Continuent
Druckversion Druckversion | Sitemap
© companyname

Diese Homepage wurde mit 1&1 IONOS MyWebsite erstellt.