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Le Mouvement Nouvel Elan "MONE" a commencé
avec une grande conférence de presse  et a présenté son plan d'action pour les prochains mois ...


nouveau Ouvrage

XIII. L'ISLAM

L’immigration arabe et musulmane en Europe ne date pas d’hier, elle est établie depuis un demi-siècle. L’invocation des problèmes de racisme, de chômage ou d’insertion n’ont jamais été évoqués en tant que problèmes liés à l’état de l’immigration. Ce n'est qu'après la crise économique et la montée de l’extrême droite en Europe, durant les deux dernières décennies, que les problèmes de racisme, de discrimination et d’intégration sont traités en lien avec l’islam, religion de cette communauté. Loin de gérer cette crise et cette montée, les partis de droite comme de gauche des pays de résidence ont fait de l’islam un bouc-émissaire. Dès lors, il est devenu facile de rejeter toute difficulté et tout malaise sur cette religion. Il est avéré que les événements du 11 septembre sont venus aggraver cette tendance.

Depuis ces événements tragiques, l'intolérance et la méfiance, pour ne pas dire le rejet face à tout ce qui est arabe et Musulman, ne sont plus des phénomènes ponctuels et isolés mais des manifestations structurées se manifestant dans des attitudes et dans des émotions quotidiennes. Nous sommes sidérés de voir les démocraties occidentales, où la séparation entre l’église et l’état a toujours été perçue comme une acquisition irréversible, tenir, face à la confrontation avec la problématique du terrorisme, des discours religieux nous rappelant un passé lointain. Verra-t-on après ce qu’on appelle les «FOUS DE DIEU » apparaître en occident et particulièrement aux USA les « FOUS DU DIABLE ?».

 

Face a cette intolérance, la communauté migrante se pose aujourd'hui des questions sur le bien fondé d'un Etat de droit, des libertés et de démocratie. À chaque fois qu’on rencontre une difficulté, soulevée par l’immigration, on branle la bannière de la religion, au lieu de chercher les moyens d'y trouver remède et solution. Il nous semble urgent de cesser de stigmatiser les communautés immigrées, et notamment celles d’origine arabe ou musulmane, à chaque fois que des événements extérieurs se posent. Cette fuite en avant ne trouve sa justification que dans l'incapacité des États à concilier entre le sécuritaire et le juridique. 

 

L’ensemble de la communauté migrante se considère comme des citoyens à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs et demande que tout amalgame pouvant porter atteinte à sa dignité soit levé. L'apport considérable de cette communauté au bien être de la société européenne n'est plus à prouver.


Ce n’est qu’en tranchant clairement et courageusement sur cette question que nous pouvons considérer qu’un pas important a été franchi dans la vraie intégration de la population d'origine étrangère, au sein des sociétés de l’Union. C’est ainsi que ces citoyens d’origine étrangère consolideront leur confiance et renouvelleront leur loyauté à un Etat de droit. Leur seule aspiration est de vivre, en toute sécurité et en totale harmonie, avec tous les citoyens de souche européenne.

 

Par-delà les valeurs universelles de démocratie, de paix et de sécurité, de droit de l'homme et du respect des libertés fondamentales que nous croyons exclusives aux citoyens nationaux de l'Union, il faut souligner ce qui a de plus criant, à savoir que dans l'ensemble des pays de l'Union, on tolère, avec beaucoup d'ouverture d'esprit, la coexistence de certaines religions alors même que d'autres y sont exclues de manière institutionnelle.

 

Le cas le plus frappant est celui de l'Islam. On lui dénigre toute reconnaissance institutionnelle, pour ne pas dire la moindre reconnaissance, bien qu'il soit plus présent que le protestantisme ou le judaïsme qui jouissent d'un tout autre statut.  Il n'est donc pas inutile de rappeler que la liberté des individus et des communautés, à professer et à pratiquer leur religion, est un élément essentiel et fondamental pour la coexistence pacifique, dans une société réputée multiculturelle, multiethnique et multiconfessionnelle. Toute tentative pour la restreindre conduirait inévitablement à d'implacables conflits.

 

La présence religieuse de l'Islam devient de plus en plus importante et pose les conditions d'un dialogue d'égal à égal, avec les autres religions et confessions reconnues. Elle met en épigraphe la revendication de reconnaissance de l'Islam par les autorités du pays d'accueil, à l'instar de ce qui se passe aujourd'hui en Belgique en instaurant par voie d'élections démocratiques d'un chef de culte musulman en décembre 1998 ou en France à travers l'initiative du ministre français de l'intérieur, M. Nicolas Sarkozy.

 

En fait, nous ne pouvons que l'approuver quand il déclare  que « la communauté musulmane de France se trouve dans une situation qui n’est pas bonne et qui n’est juste ni pour elle ni pour la communauté nationale……. les musulmans français ont peur, parce qu’ils se sentent trop souvent, et c’est inadmissible, victimes de l’amalgame et du racisme le plus odieux. Dans la partie des droits de l’homme, personne ne peut l’accepter, ni pour les musulmans ni pour les juifs ni pour qui que ce soit » fin de citation.

 

Nous osons simplement espérer que le plaidoyer de M. Sarkozy, ne rentre pas le cadre de la campagne électorale prochaine car, à l’exception des mosquées et de quelques associations de musulmans, la grande majorité des associations issues de la Migration de confession musulmane en France, ne sont ni consultées ni en possession des résultats de la concertation, entamée il y a déjà 3 ans de cela, comme l’a affirmé M. sarkozy. De même, le document censé permettre l’organisation du culte musulman, selon le ministre de l’intérieur, n'a jamais été soumis à l'appréciation de tous les concernés (au moment de la rédaction de notre mémorandum , nous croyons savoir que la structure sensée gérer le culte musulman sera mise sur pied vers la mi-avril 2003).

 

La finalisation du processus de reconnaissance du culte islamique, au même titre que les autres confessions reconnues, avec la constitution d'un organe réellement représentatif des musulmans, équivalent en compétences à ses homologues des autres cultes reconnus, devient de fait une nécessité hautement urgente. Cet organe devrait être doté de moyens financiers et humains, proportionnels au nombre d'adeptes de la confession islamique au sein de l'Union. L'organe à constituer devrait également pouvoir produire et diffuser des émissions religieuses, sur les médias audiovisuels publics, au même titre que les autres confessions reconnues.


Dans la mesure du possible, les servants du culte islamique devraient être issus de la population musulmane de l'Union et satisfaire à des compétences objectives linguistiques, professionnelles et humaines. Compétences à déterminer par les autorités représentatives de cette confession afin de mettre fin au monopole exercé par certains pays d'origine, dans l'envoi et le financement des servants du culte islamique dans certains pays de l'Union.


Pour ce qui est de l'enseignement de la religion et de la morale islamique dispensé dans certains  établissements scolaires, il nous semble qu'il ne jouit d'aucune attention particulière. Il n'existe à l'heure actuelle aucun organe d'inspection, ni de programme didactique officiel à l'échelle de l'Union. Les inspecteurs de cet enseignement seront chargés de veiller prioritairement à la formulation d'un programme unifié de cours de religion et de morale islamique.


La structuration et le soutien de l'enseignement parallèle ainsi que la mise en place d'un conseil d'observation et d'orientation sont autant de mesures souhaitées car pouvant efficacement contribuer à définitivement inculquer aux enfants musulmans, issus de l'immigration, les vrais valeurs de l'Islam, basées sur la tolérance et le respect d'autrui. 

 

Les pouvoirs publics, en concertation avec le monde de l'éducation, ont intérêt à mettre en place un organe de supervision pour que les cours de religion islamique soient enseignés par des professeurs pédagogiquement et théologiquement compétents. Il serait notamment utile de créer à cet effet des centres de formation dans les universités publiques afin de ne plus recourir aux services d'enseignants venant des pays l'étranger ( le cas toujours actuel, entre autre, des enseignants turcs ) ou aux personnes n'ayant pas les qualifications
objectives requises.


Les cours d'histoire comparée des religions pourraient aussi sensibiliser les élèves à la dimension universelle des civilisations islamique judaïque et chrétienne, notamment en retraçant le rôle et l'apport des musulmans dans le progrès des sciences et dans la préparation de la Renaissance européenne.


Ces cours devraient avoir leurs équivalences dans l'enseignement supérieur pédagogique (dans la formation initiale des enseignants). En outre, les enseignants, de différents niveaux de la scolarité obligatoire, doivent bénéficier d'une formation théorique et pratique, à la communication interculturelle et à la gestion de groupes culturellement mixtes dans la perspective de pouvoir valoriser les différences de chacun de leurs futurs élèves, dans le respect des valeurs démocratiques et des droits humains.

 

L'Union européenne, où nous vivons et travaillons et dont nous sommes souvent citoyens, évolue vers une société dont le devenir sera multiculturel, multiethnique et multiconfessionnel, il est donc énormément important, pour la stabilité et l'harmonie de cette société, que toutes les religions aient le même statut et bénéficient des mêmes droits.

 





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