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XII. SAUVEGARDE DES DROITS LINGUISTIQUES DES MIGRANTS ET MINORITES ETHNIQUE

Pour asseoir leur droit légitime à plus de considération, les langues des minorités régionales mondiales en général et européennes plus particulièrement doivent profiter de la conjoncture singulièrement propice, créée par la consécration de la langue maternelle par plusieurs organismes locaux, nationaux ou internationaux. La déclaration de l’UNESCO, faisant du 21 février une journée internationale de la langue maternelle, représente à nos yeux une étape décisive vers une reconnaissance plus explicite des langues des minorités régionales européennes.

 

Le débat sur la promotion des langues des communautés issues de l’immigration n'a cependant pas bénéficié de cette aura Cosmopolite. Sa planification ou son actualisation restent en deçà des espérances et aspirations de cette catégorie de citoyens européens. Pourtant, il suffit d'une volonté communautaire franche, dénuée de toute tergiversation, à caractère politique ou autre, pour que le sujet soit mis en orbite européenne.

 

Nous pensons que l’usage des langues maternelles doit être encouragé et promu car, à l'inverse de ce que pensent certains, ces langues ne sont aucunement un obstacle à l’intégration. Bien au contraire, elles représentent de vraies valeurs identitaires, allant de pair avec l'intégration et l'émancipation parce que préservant ces populations de la vacuité identitaire, terreau privilégié des courants incompatibles avec les normes et valeurs universelles, régissant l'ensemble de la société mondiale.

 

Selon une récente étude, menée sur 41600 élèves de quatre à dix-sept ans dans 135 écoles primaires et secondaires à la Haye, 49% des élèves du primaire et 42% des élèves du secondaire disent utiliser chez eux une autre langue que le néerlandais. Les cinq langues les plus souvent citées par ces élèves sont, dans l’ordre, le turc, le hindi, le berbère, l’arabe et l’anglais.

 

Dans ce sens, il faut rappeler que si les Etats européens ont récemment adopté de nombreuses mesures pour assurer la survie de langues régionales européennes, ils n’ont toutefois pas pris de disposition particulière concernant l’enseignement et la pratique des langues de l’immigration.

 

Nous pensons qu'il serait éthiquement correct de traiter les langues régionales européennes et les langues issues de l’immigration d'une même façon et sous un même angle. Cette politique peut - nous semble t-il - contribuer à  encourager à établir une atmosphère positive, à l’école et dans la société en général. Plus est, sachant que leur langue et leur culture sont respectées par le système scolaire et par la société dominante, les élèves développeront une meilleure estime de soi et auront plus de respect pour eux-mêmes et pour les autres. La communication interculturelle et la tolérance y gagneront certainement.

 

Par ailleurs les états membres de l'Union doivent à notre avis réfléchir sur le degré d'importance d'une charte européenne sur le multilinguisme englobant toutes les langues minoritaires sans distinction aucune. Si une telle charte devait être élaborée, elle sauvegarderait les droits linguistiques des enfants de toutes les origines. L’Union  européenne, étant de plus en plus multiculturelle par seconde nature, de telles mesures seront inévitables si l’on veut y maintenir la cohésion sociale.

 

D'un autre côté, nous sommes d'avis que l'introduction dans le cursus de l'enseignement secondaire de cours d'histoire, des migrations internationales et d'histoire comparée des langues, des religions et des civilisations correspondantes, est une revendication légitime. Ces cours pourraient à long terme sensibiliser l'ensemble des élèves à la diversité ethnique et culturelle des populations de l'Europe occidentale, et particulièrement au fait que les populations européennes ont également dû migrer par le passé. Ils pourraient également permettre aux esprits de faire une séparation claire entre les univers cultuel et culturel des diverses composantes des populations européennes, qu'elles soient "de souche" ou d'ascendance immigrée.

 

Les établissements scolaires de tous les niveaux de la scolarité obligatoire, accueillant une forte proportion d'élèves d'origine immigrée, devraient bénéficier, prioritairement et de toute urgence, de moyens humains supplémentaires et adéquats (éventuellement constitués par des professionnels qualifiés des mêmes origines que les élèves) afin de valoriser la présence de ces enfants et de leur garantir l'égalité des chances. Les pouvoirs publics devraient mieux informer les parents d'élèves des finalités et des exigences intellectuelles et méthodologiques de la scolarité de leurs enfants, par l'intermédiaire d'un personnel qualifié éventuellement de la même culture.

 

La qualité générale de l'enseignement semble avoir été malmenée durant ces dernières années par les restrictions budgétaires, voire politique. L'amélioration de la qualité de l'enseignement secondaire technique et professionnel devrait constituer une priorité absolue pour les responsables politiques en charge du dossier. La majorité des élèves issus de la Migration fréquentant ces enseignements se voient s'offrir des diplômes de valeur décroissante, sur le marché du travail.

 

Dans ce domaine, ne serait-il pas nécessaire de réfléchir sérieusement aux moyens d'améliorer la qualité et la modernité de l'enseignement tout en garantissant l'égalité des chances et des acquis pour tous ? Ne serait-il pas possible par exemple de rendre la scolarité secondaire inférieure générale (12-15 ans) obligatoire pour tous et d'offrir, à ceux qui le souhaitent, un enseignement technique renouvelé, avec un niveau de formation rehaussé et adapté aux exigences du marché du travail actuel ? Ne serait-il pas envisageable d'unifier l'enseignement technique et professionnel et d'éliminer les sections les plus obsolètes de l'un et de l'autre ? Dans tous les niveaux d'enseignement et dans toutes les sections d'études c'est l'égalité devant les acquis scolaires et la
réussite qui doit être visée.

 

Il nous semble que la volonté de faire de l'école un instrument qui permette à tous les enfants, sans exception aucune, d'apprendre à devenir des citoyens de l'Union et en partager les mêmes valeurs est une nécessité absolue pour la construction de cette Union. Car, aujourd'hui, il existe dans la réalité quotidienne des discriminations entre les citoyens selon leurs options sociales, culturelles et religieuses. La communauté migrante de culture arabe et de confession musulmane, forte de près de 6 millions d'adeptes, souffre particulièrement de ces incivilités.

 





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