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nouveau Ouvrage

Novembre 2001

communication de M. Said Charchira sur le devenir de la communauté marocaine Tanger 2, 3 et 4 novembre 2001

La Migration ou ce que l’on peut appeler la mobilité des scientifiques et des savants à travers le monde est aussi vieille que la science, laquelle s’est construite dès l’origine par la circulation des hommes et des idées. Cette Migration ou mobilité présente une telle permanence à travers les âges que le phénomène revêt un caractère socio-anthropologique que l’ont peut qualifier d’universel. Si la mondialisation que nous vivons permet désormais une circulation des idées, des projets et espérons des personnes, il est certain que les migrations qu’elle occasionne relèvent d’avantage d’une mobilité qui serait devenue plus ou moins « normale » au sein d’un même espace mondialisé. Si les diasporas façonnent l’avenir comme elles ont aussi façonné le passé, la question qui se pose est de savoir, dans quelles limites et à quelles conditions peuvent-elles contribuer à l’internationalisation et au renforcement des capacités scientifiques et techniques du pays d’origine. Malgré les politiques restrictives des pays occidentaux, face aux pénuries de main-d’œuvre qualifiée ou non, le recours à l’immigration , même si elle est délicate est une solution qui paraît évidente. Aujourd’hui, tous les indices concordent pour qu’a moyen terme, la concurrence entre les pays occidentaux pour attirer ces immigrés pour pallier un éventuel déficit de main-d’œuvre qualifiée ou pour endiguer le vieillissement démographique va s’accentuer. Même si le recours accru à l’immigration est souvent très imparfaitement apprécié, la thèse d’une ouverture large des frontières nationales est de plus en plus souvent défendue, car personne ne peut contester aujourd’hui que souvent, l’immigration extérieure a durablement contribué à pallier certaines carences démographiques passées. Ce n’est pas parce que les migrants expriment le plus souvent le désir de retourner dans leur pays d’origine que ce retour se réalise. Le mythe du retour qui a longtemps bercé les projets des premiers ouvriers marocains en Europe tend à s’effacer.. Les pays d’accueil l’on rapidement compris et on mit en place une véritable politique d’intégration et une politique qui repose sur la nécessaire action à la source, par une coopération pour le développement dans les pays d’origine visant à faire baisser la pression migratoire et fixer la misère du monde dans les pays d’origine pour éviter qu’elle ne converge vers les pays du nord. Du coup le lien entre l’immigration et le développement, tel que conçu dans les politiques de coopération au développement, qui domine aujourd’hui dans l’ensemble des pays de l’union, est un lien d’instrumentalisation de l’action d’aide au développement dans le cadre d’une politique de restriction de l’immigration en général et dans le cadre d’une politique de répression de l’immigration clandestine en particulier. Cette politique tourne totalement le dos non seulement au choix d’un co-développement solidaire, égal, agissant tant sur les déséquilibres structurels macro-économiques que sur les domaines sociaux du développement dans ses multiples dimensions, mais également à une politique franche de transfert de technologie et des savions à l’endroit des pays du sud. Quand aux organisations des immigrés, elles ont de leur coté mit sur place des stratégies s’appuyant sur des principes fondamentaux inscrits dans des textes tels que la convention européenne des droits de l’homme, la déclaration universelle ainsi que les principes des droits sociaux et culturels et les libertés fondamentales qui n’admettent aucune discrimination pour l’obtention d’un certain nombre de droits. Aujourd’hui nous pensons que la mise à niveau en terme de droits entre ressortissants européens et ressortissant des pays tiers est une question de temps. Du côté marocain, les Marocains de l’étranger ont été longtemps négligés et ignorés pour ne pas dire bafoués par les autorités marocaines. Depuis peu heureusement d’ailleurs, le Maroc semble soudain se souvenir que près de 2,5 Million de marocains vivent en dehors de ses frontières, mais ses actions sont encore bien pauvres dans la mesure ou cette communauté à évoluer alors les actions des autorités voient cette communauté encore comme des travailleurs illettrés et docile et continue par conséquent à penser à l’immigration en terme de devises alors que la véritable richesse est avant tout humaine. Malgré une volonté Royale de repenser une nouvelle politique migratoire, il n’existe pour le moment aucun acte fondateur pour une nouvelle politique migratoire marocaine, qui tient compte de l’évolution de cette communauté et de son profond désir d’être ici et là bas, car en effet nous pensons que c’est un atout d’être européen et marocain et non un déchirement identitaire comme certains le pense. Le Maroc devrait davantage approfondir sa réflexion par rapport au dossier de la communauté marocaine qui est un dossier important tant sur le plan humain que sur le plan économique et social. Il est certain que la place et le rôle qu’occupe la communauté marocaine dans les domaines économique, politique, social, culturel, religieux font de ce dossier un dossier stratégiquement important. Le dossier de l’immigration est donc multidimensionnel et touche toutes les administrations, l’investissement, les banques etc. A partir de cette réalité nous pensons que seule une institution politique peut gérer ce dossier dans ses multiples Dimensions. L’apport de la communauté marocaine ne doit pas se limiter à l’action économique, il doit s’étendre à tous les domaines, d’autant plus que chacun sait désormais que le développement humain est tributaire de la participation démocratique de toutes les composantes de la société à la gestion du pays, et la communauté marocaine vivant à l’étranger est une composante de cette société marocaine. Nous pensons qu’un dialogue attentif entre la communauté marocaine vivant à l’étranger et les responsables marocains peut désormais s’engager pour mettre en place des mécanismes de concertation et de consultation pour résoudre un certain nombre de problème, mais surtout pour élaborer une nouvelle politique migratoire marocaine permettant d’apporter un soutient politique aux grands dossiers du Maroc et à promouvoir son image dans le monde. Ce dialogue qui nous semble voulu, doit être encouragée par le gouvernement, présenté comme le cœur d’une nouvelle vision issue de l’expérience des échecs passés et confiant dans le potentiel que représente aujourd’hui la communauté marocaine de l’étranger. En conclusion, nous pensons que l’avenir de la communauté marocaine et des générations futures se trouve dans les sociétés d’accueil, et que par conséquent nous estimons que la participation active des Marocains à la gestion de la chose publique dans leur pays de résidence constitue un élément fondamental de notre existante même, parce que nous avons aujourd’hui besoin plus que jamais des marocains capables de s’engager avec un esprit critique et de solidarité face aux problèmes que nous confrontons. Il n’est pas superflu de rappeler que le monde vie un bouleversement sans précédant depuis le début du 21ème Siècle. En effet les changements d’orientations provoquées dans la politique mondiale par les derniers avènements, nous mettent devant des questions nouvelles qui ne peuvent nous laisser en tant que communauté marocaine vivant à l’étranger différent. Nous avons besoin aujourd’hui donc d’un modèle de référence moderne qui se place dans une perspective d’un projet pour la communauté marocaine de l’étranger qui aspire dans le fond comme dans la forme, à la défense des intérêts des marocains dans les sociétés d’accueil ainsi que les intérêts du pays d’origine, le Maroc. En particulier il nous faut trouver et développer des méthodes nouvelles pour l’amélioration de l’image du marocain tant dans les sociétés d’accueil que dans le pays d’origine, car l’image négative du marocain dealer, est malheureusement largement répandue en Occident. Nous osons espérer que la création pour première fois dans l’histoire de l’Immigration marocaine d’un Congrès Mondial des Marocains de l’étranger contribuera a l’amélioration du marocain d’ici et la bas.


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