Vous voulez être inclus dans ma liste de Mailing?

Le Mouvement Nouvel Elan "MONE" a commencé
avec une grande conférence de presse  et a présenté son plan d'action pour les prochains mois ...


nouveau Ouvrage

Marocains du Monde:

l’overdose de problèmes, rarete de solutions

par Said Charchira

Les relations des Citoyens Marocains de l’Etranger « CMJE » avec leur pays d’origine, le Maroc sont actuellement sous l’emprise d’une série d’incertitudes difficilement maîtrisables. Et les différentes institutions, chargées de gérer leur dossier, peinent à apporter des solutions à l’overdose de problèmes. C’est un des résultats, qui résulte d’une rencontre réflexion, tenue à Bruxelles le 1er décembre 2012, par un certain nombres d’acteurs de la communauté, venus de Belgique, de Pays-Bas, d’Italie, de France, du Luxembourg, d’Espagne et d’Allemagne.

 

Pourtant, les signes positifs en termes de démocratie, de transparence et de participation citoyenne, renvoyés par les divers discours royaux, auraient pu marquer un point de rupture dans la gestion actuelle du dossier de la communauté. Mais tel n’est pas le cas, alors que le 6 novembre constitue, depuis 2005, une occasion que les responsables pourraient saisir pour annoncer enfin un processus de réalisation du contenu des différends discours royaux, mais en vain.

 

Si certains pays ont réglé les multiples problèmes dont souffrent leurs communautés de l’étranger par des politiques bien adaptées, le royaume est encore loin de venir à bout des questions inhérentes à ses citoyens de l’étranger. En effet, alors que leur droit de jouissance d’une citoyenneté pleine et entière, contenu dans la nouvelle Constitution est mis en veilleuse, on exige d’eux à chaque occasion, de s’investir davantage dans le domaine de l’investissement et de jouer le rôle de «la diplomatie parallèle». Cette politique de deux poids, deux mesures, engendre une perte de confiance dans la politique migratoire du pays, d’où la nécessité de gérer le dossier autrement.

 

Il est donc temps, que nos élites politiques mettent fin à ce qui semblerait, être un consensus pour maintenir les Citoyens Marocains de l’Etranger, à l’écart du champ politique. En effet, si notre classe politique s’étripe sur des questions de politique intérieure et, que ces luttes gagnent même la majorité gouvernementale, elle est assez homogène dans son regard porté sur les CME. Non seulement nos élites sont très mal informées sur leurs situations et leurs potentialités, mais elles ne semblent nullement s’y intéresser.

 

C’est dire, que la politique migratoire n’est pas une priorité pour notre classe politique. En preuve, alors qu’on attend que le dossier des CME, soit au centre de tous les débats politiques, afin de déchiffrer les codes nécessaires à une gestion efficace, la commission des Finances et du Développement économique de la Chambre des Représentants a faillit adopter le 22 novembre dernier, un amendement consistant à réduire de 40 millions de dirhams (un peu plus de 80%), le budget du CCME au titre de 2013. Un sérieux avertissement non seulement à la direction du CCME de sortir de l’immobilisme actuel, mais également aux différents acteurs de la communauté de s’y impliquer davantage.

 

Car, abstraction faite, de l‘absence d’avis consultatifs, de rapports stratégiques et du bilan de ses actions, le Conseil de la Communauté des Marocains de l’Etranger « CCME », demeure un acquis fondamental de la communauté des CME, qu'il faut préserver et promouvoir. C’est dans ce sens, que nous saluons et encourageons la volonté de ses responsables de s’ouvrir enfin pour un dialogue avec les CME, même si la vision du comment n’est pas encore visible !

 

Cependant, il y a le débat, ouvert et s’insère avec l’ensemble des représentants de la communauté dans leur grande diversité, qui apporte sa pierre à l’édifice d’un CCME démocratique et efficace, auquel tiennent les CME et il y a le débat qui occulte les véritables problèmes pour se focaliser sur ce qui, en définitif importe peu. Nous espérons, que le débat qui tourne actuellement autour du CCME sera celui, qui contribue à le faire sortir de son immobilisme.

 

En tout cas, il n’y a pas un CCME d’avant et d’après, mais un CCME toujours au stand-by, puisque aucune lumière n’a encore jaillit des quelques discussions engagées. C’est pourquoi, nous appelons, le CCME à approfondir le dialogue avec l’ensemble des acteurs de la communauté sans aucune exclusion. L’objectif de ce dialogue est de permettre aux différents acteurs de la communauté de s’exprimer non seulement sur l’opérationnalisation optimale des dispositions avancées de la Constitution concernant les quelques cinq millions citoyens marocains de l’étranger, mais également sur le contenu de la Loi (organique ou ordinaire) sensée redéfinir les prérogatives, les objectifs, la composition, etc. du futur CCME constitutionnalisé.

 

Les Citoyens Marocains de l’Etranger « CME », qui ont toujours exprimé leur volonté de prendre part d'une manière active et constructive au débat sur leur place et leur rôle dans les diverses institutions nationales, ont besoin d’un CCME démocratique et représentatif, constituant une véritable courroie de transmission avec l’ensemble de la communauté. Nous sommes prêts à contribuer à atteindre cet objectif sans aucune prétention.

 

Car, le risque est réel, que si l’on n’y réagit pas en urgence, de voir la même structure, la même politique avec de nouveaux «figurants», et de voir les acteurs engagés, les porteurs de propositions et de vision, exclus une fois de plus, du futur CCME. En disant cela, nous ne faisons aucun procès d’intention, mais essayons simplement de mettre les projecteurs sur le statut quo, qui pourrait s’avérer un moyen de reproduire la même expérience, qu’il y a cinq ans.

 

Düsseldorf

Prof. Said Charchira

Publiée le 2012-12-08 00:41:33.9

Druckversion Druckversion | Sitemap
© companyname

Diese Homepage wurde mit 1&1 MyWebsite erstellt.